Vendredi dernier un site internet a précipitamment annonce la présence et l’implication des soldats sénégalais dans les combats déclenchés contre les islamistes au nord du mali. Cette information qualifiée d’exclusive par le site en question venait de prendre tout le monde au dépourvu. Il s’en est suivi, certainement, un branle-bas de combat au sommet de l’Etat et dans les sphères de l’état major de notre chère armée nationale. Conséquence immédiate : les autorités militaires publient un communique de la Dirpa pour démentir l’information faisant état de la présence de nos Diambars dans les combats diriges par l’armée française contre les terroristes. C’est dans l’après midi du samedi que le ministre des affaires étrangères a sorti un communique officiel au nom du gouvernement sénégalais informant de l’envoi prochainement de cinq cent éléments pour soutenir nos frères maliens dans le cadre des engagements de notre pays au sein de la Cedeao.
Je veux, à travers ce faux départ de l’info sur la participation de notre armée dans le conflit malien, instaurer surtout avec les confrères un échange sur la délicatesse du traitement des informations en temps de guerre. Pour la première fois de son histoire notre pays entre dans une guerre aux conséquences imprévisibles et qui risque d’impacter pour longtemps notre vie et notre sécurité nationale. Dans ce contexte, comment les medias sénégalais doivent ils informer de ces événements ? Comment concilier le droit à l’information et l’exigence de protéger notre patrie ? Doit-on tout dire au nom de la liberté d’expression ? Je reconnais que la situation que nous vivons dans le cas du Mali est inédite pour tout le monde mais surtout pour les jeunes confrères qui dirigent ou gèrent les medias qui nous gouvernent au Sénégal. Les jours et les semaines à venir risquent d’être difficiles et complexes pour nous tous, C’est pourquoi j’en appelle au sens de la responsabilité des journalistes ; responsabilité sans laquelle le journaliste perd sa crédibilité et sa raison d’être. Il urge pour le Synpics et l’organisation patronale des medias d’assumer leurs responsabilités dans cette situation. Connaissant Ibrahima Khalil Ndiaye et Madiambal Diagne respectivement patrons du Synpics et du CEDEPS ils feront leur part du job dans l’intérêt de notre pays.
En réalité, nous n’avons pas le choix ; soit la presse joue son devoir patriotique soit elle sacrifie le pays. Sachant que les adversaires que nos vaillants soldats combattent sont assez bien organises en matière de veille sur les medias des pays comme le notre. Les terroristes du Nord Malien scrutent et surveillent toute info relayée par notre presse, parce que les nouvelles technologies le permettent. A mon avis, en ces moments d’union sacrée autour de nos soldats, il faut que la presse sache raison garder….et se garder de fragiliser notre chère patrie. Chacun de nous doit soutenir les fils du Sénégal qui vont encore risquer leur vie pour que nous puissions continuer à dormir tranquille…
ada sow